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   Thomas Delpy
Qui
Bac+8 en sciences (Doctorat en 1995), puis dirigeant-associé d´une PME (15 salariés) en conseils et conception de systèmes informatiques (orientés bases de données) pendant 7 ans, je suis depuis 2003 diplômé de l’Université du Vin de Suze la Rousse où j’ai d’ailleurs rencontré Frédéric Sicre (The associé). Octobre 2004, ouverture du VERCOQUIN, un bar à vin & marchand de vin. Un changement fort pour me rapprocher de la terre, de la nature et d’une forme de liberté. Le vin a depuis longtemps une place importante dans ma vie, dans mon éducation, dans mes lectures, auprès de mes amis et dans ma cave. C’est donc la passion qui m’a entraîné jusqu’à Lyon et jusqu’à vous.

Le Vercoquin : un nom qui vient d’abord du titre du premier roman de Boris Vian (« Vercoquin et le Plancton ») que je vous recommande. Un auteur, un artiste aux multiples facette, un homme de talent. Vercoquin c’est aussi une sonorité qui ouvre de nombreuses possibilités d’orthographes tournant autour du vin, de la douce ébriété et de la nature. Le Ver coquin est enfin une chenille de la vigne.
Mes vins du Vercoquin
Dans ce lieu, très rapidement nous avons voulu y voir des vins sains, des vins qu’on aime boire et reboire, des vins dont les bouteilles se vident sans savoir pourquoi-comment. Les vins que j’aime, que nous aimons sont des vins vivants, naturels. Des vins de rencontres avec un homme, une femme, un(e) vigneron(ne) aux sensibilités proches des miennes : intégrité, générosité, simplicité. Je vous promets qu’il faut les entendre, les voir parler de leurs vignes, de leurs travaux. Il faut partager et repartager encore et encore des moments avec eux pour se sentir bien à sa place.
Le vin
Un cépage rouge : Pendant longtemps j’ai été conquis par la Syrah septentrionale, puis ensuite par le Mourvèdre du Languedoc (difficile à maîtriser) puis maintenant je viens petit à petit à la (re)découverte du Pinot Noir de Bourgogne. Il m’a fallut presque 4 ans de dégustations, d’expériences pour apprécier finalement la finesse, la délicatesse, la souplesse et la fraîcheur d’un rouge. Ce qui du coup n’exclue aucun vin aucun cépage du moment qu’ils sont ainsi caractérisés : gamay d’Yvon Métras ou de Jean Foillard, syrah de Thierry Allemand ou d’Hervé Souhaut

Un cépage blanc : sans aucune hésitation, hier comme aujourd’hui : le Chenin. Un cépage d’une rare complexité, versatile et d’une GRANDE minéralité quand il est travaillé avec raison et soin sur des rendements faibles. Il s’appelle alors, Anjou, Vouvray, Montlouis, Aubance, Layon, en sec, moelleux, liquoreux ou encore pétillant. Une immense variété d’expression. C’est toujours magique ! Je ne peux cependant là encore exclure les cépages qui bien maîtrisés parlent de leur terroir : un chardonnay de chez les Valette, un savagnin de chez Pierre Overnoy et Emmanuel Houillon.

Des rencontres : De celles qui m’ont le plus marquées : Marcel Richaud en Côtes du Rhône Village à Cairanne, le premier vigneron chez qui j’ai passé du temps. Yvon Métras dès notre première rencontre chez lui début 2005 et à chaque fois que je partage un moment avec lui, Pïerre Overnoy et la famille Houillon au complet avec une première visite (juin 2006) à Pupillin en compagnie de Thierry Allemand, un grand beau moment de plaisirs et de silences complices, Thierry Allemand à plusieurs reprises chez lui, dans son chai, au restaurant où au Vercoquin... toujours dans l’écoute.. puis Cécile et Philippe Valette (et leurs enfants) pour leur accueil toujours chaleureux, généreux, simples. On se sent toujours bien en leur compagnie comme avec leurs vins d’ailleurs. Enfin, Michèle Aubéry (Domaine Gramenon) dont l’amitié depuis novembre 2006 va bien au delà de mon travail et des vins. J’aime en eux le naturel qui les habite, leur franchise, leur recherche, leur remise en question mais plus que tout leur sincérité dans tout ce qu’ils entreprennent. Il y aura d’autres rencontres mais je pourrais me contenter déjà de ces dernières.

Un coup de chapeau : A tous les vignerons qui respectent leurs vignes, leur environnement, qui s’inspirent de la nature pour nous offrir des vins, fins, élégants, puissants et frais : des vins de terroir qui ressemblent à ce qu’ils sont et offrent une gigantesque Buvabilité ! Merci de nous respecter, nous, les consommateurs. Je suis admiratif

Une devise toujours : Buvez du vin, Vivez Joyeux

   Frédéric Sicre
Mon parcours
Besoin de changement, besoin de respirer un autre air.
Voilà le pourquoi du comment. Après 20 ans de présence dans la bonne ville de Grenoble et après avoir écumé toutes les facettes du merveilleux métier de restaurateur, l’envie m’a pri de couper les ponts et de démarrer une autre vie.

Lyon , ville phare en Rhône Alpes me paraissait la plus apte à mener à bien mon projet de reconversion. Idéalement située au milieu de vignobles illustres et connue pour son appétit, j’étais surpris d’y voir aussi peu de bars à vin et mon Languedoc natal aussi peu représenté chez les cavistes.
Devenir « professionnel » du vin demandait une véritable formation que je suivais avec plaisir et étonnement à l’Université du Vin de Suze la Rousse (Drôme). J’y retrouvais les parfums et les ambiances du sud de mon enfance. Tout cela entérinait définitivement mon choix. Enfin installé à Lyon et Sommelier Conseil de surcroît, la recherche d’un collaborateur et d’un local commençait…

Mon mot
Ce qui est merveilleux dans le monde du vin ce sont les rencontres que l’on peut y faire et qui se vivent avec tant de passion. Vignerons, cavistes, sommeliers, amateurs aussi différents soient ils, communiquent leur savoir et le partagent. Rien ni est figé et tout peut évoluer pour celui qui se donne la peine d’être écouter : ce que j’ai pu détester hier, j’apprends à le découvrir aujourd’hui.
Fou de l’élégance des vins rouges de Loire à mes débuts en restauration, j’ai défendu plus tard le travail des vignerons en Languedoc Roussillon et tant aimé les arômes si évocateurs de leurs vins, pour enfin vraiment apprécier la finesse d’un pinot noir de Bourgogne ou découvrir, par un juste retour des choses la subtilité d’un chenin (cépage blanc de Loire).

Comment vous dire que tel ou tel vin m’a laissé un souvenir impérissable alors que demain un autre vin me fera succomber ?

Le vin
Un cépage rouge : Syrah pour les arômes sudistes, sa générosité quand elle est bien travaillée (Rhône Nord) et l´évocation des Terres du Nouveau Monde (Australie, Afrique du Sud).

Un cépage blanc : Le Chenin : aromatique sans excès, tout dans l´élégance et la finesse, un cépage que je continue à découvrir tant son expression diffère en fonction des sols et des vignerons.

Un millésime : 1995, parce que j´ai découvert l´importance des millésimes cette année là et particulièrement en vallée du Rhône.

Une appellation : Coteaux du Languedoc, bien sûr !. Pour sa diversité de vins, de vignobles, de terroirs et l´effort fait depuis 10 ans. Un très bon rapport qualité/prix en ce moment !

Un souvenir parmi d’autres : Un Pauillac Duhart Milon (4ème cru classé) 1959 acheté aux enchères pour un anniversaire. D´une suavité dont le souvenir provoque encore une émotion intense.

Une rencontre : Dernière rencontre avec Monsieur Guillon des whiskies Guillon de la Montagne de Reims. Un grand connaisseur, passionné, sachant communiquer avec modestie.

Un coup de chapeau : A tous les cavistes qui tentent de résister au nivellement du goût, se battent pour défendre les vignerons intègres et provoquer l´intérêt de leur clientèle sans compter les heures.

Une devise : Déguster continuellement évidemment sans a priori, sans influence extérieure et rester curieux.